Cher lecteur, chères chicks,
Aujourd'hui, alors que le soleil est à son zénith par chez nous (c'est le printemps !), je me lance dans un post dédié à la saison des amours. En effet, le temps se réchauffe, les jupes se raccourcissent et les coeurs (mais bien souvent ce sont plus les esprits) s'échauffent. Les couples se forment et l'adjectif subliminal (et non moins sublime) est lancé : "Comme c'est romantique !". Permets moi de t'arrêter en cet instant là de ta réflexion, lecteur émérite et revoyons la notion de "romantique". Je ne me lancerai pas dans une définition du romantisme, "indéfinissable", mais je me refuserai à apposer la puissance d'un tel adjectif à la vue d'un couple de chatons sous un coucher de soleil, ou encore à la banalité d'une historiette d'adolescente que l'on pourrait qualifier de twilightesque (même si la saga Twilight malgré sa míevreté absolue, comporte des séquences hautement romantiques. Disons que si les tourments adolescents de l'un des deux héros les aient conduit vers le chemin de la folie, les poussant à commettre l'impensable ou à rééllement dépérir (et non pas à laisser ce privilège au spectateur seul), elle aurait mérité la désignation de romantique). Ceci étant dit, résumons en un mot : l'amour c'est pas romantique, mais ses souffrances et désillusions ça l'est.
Cette loghorrée diarique va maintenant s'illustrer d'un exemple. Penchons-nous sur le cas discuté, mais pourtant emblématique du court roman de Benjamin Constant, Adolphe. Quid de la diegese ?
En deux comme en un, le bouquin raconte les péripéties d' un jeune homme, Adolphe, qui fait ses premiers pas dans la société (quand on parle de société au 19es, on entend par là les bons cercles de gens un peu friqués, qui font pas grand chose de leur vie à part être en société). Comme bien souvent dans le roman romantique, la chair est faible. Il tombe donc rapidement sous le charme d'Ellénore, belle, fine, et comme bien souvent mariée (avec un ou deux mouflets sous le jupon). S'ensuit alors l'amour interdit, caché, qui devient peu à peu désavoué par les gens, bref rien d'original. Sauf, que si l'amour est fort, le héros est faible, et bon, il va quand même pas s'interdire les bonnes faveurs des grands, pour une erreur de jeunesse, certes jolie, mais un peu collante à la fin. Soyons honnêtes, s'amuser c'est bien, mais assumer les conséquences un peu barbant (une morale digne d'un acteur de télé-réalité). Et nous voilà parti pour le célèbre tango "je t'aime, moi non plus" orchestré par le sieur Adolphe qui nous étourdit de fausses promesses et d'espoir pratique. On ne sait pas vraiment qui l'emportera des deux entre l'amour romantique et l'envie d'indépendance du héros. Dans tous les cas, je suis sortie séduite de ce dépatouillage sentimental que l'on peut résumer avec cette citation "Nous parlions d’amour de peur de nous parler d’autre chose. » (Tu m'avoueras, lecteur, c'est pas souvent qu'on lit ça !)
Alors, pour plus de lectures non aseptisées, de romans d'été et de tangos enflammés,
Restez branchés,
N.D.
Choc'n'Chicks
jeudi 13 juin 2013
lundi 6 mai 2013
vendredi 19 avril 2013
L'histoire au pays de la lutte ouvrière
Salut chicks émérites (et surtout la future maman dont le ventre doit bien rondir !),
Me revoilà après 3 petits (keuf keuf) mois, malgré un retour annoncé ! En effet, je fus longtemps en prise avec un travail insurmontable (et d'ailleurs insurmonté), ce qui mit un frein à mes lectures. Je vais quand même tenir ma promesse et vous livre un titre qui a beaucoup plus à la fan de Jane Austen que je suis.
Dans la série héroïne du 18e (siècle, j'entends), robe taille empire et héros ténébreux, un des bons crus du genre reste le roman d'Élizabeth Gaskell Nord et Sud. Qui de l'histoire ? La fille d'un pasteur du Sud (bien) rural de l'Angleterre se voit contrainte de quitter son paradis de pierre (nommé Hellstone) et sa charmante demeure ensoleillé (l'auteur tient bien à cette omniprésence luminescente, tellement que t'as l'impression tout le début du roman d'être dans une pub Ricoré). Mais alors qu'un matin vient de se lever, notre jeune héroïne qui répond au doux prénom de Margaret, se voit contrainte de quitter avec sa famille son domicile pour rejoindre les contrées sinistres de Milton (là aussi, le nom de la ville est plus que révélateur). Notons que cette contrée du Nord de l'Angleterre n'est pas franchement riante avec ses usines et son climat austère. Sans compter que cette ville semble être la quintessence de l'essence de la lutte ouvrière qui sévit en Angleterre au 18e. En bonne fille de son papa, Margaret va aider le pauvre, tout en devant fréquenter les riches industriels, notamment Mr Thornton le patron orgueilleux qu'elle n'apprécie pas particulièrement au début (comme par hasard).
En somme, le roman a ce petit côté dichotomique qui plait bien (le Sud c'est bien, le Nord c'est mal ; Margaret elle est pure et innocente, Thornton il est sombre et calculateur), même si le lecteur est habitué à ne pas se fier à ces apparences (car il a retenu de la lecture de Northanger Abbaye qu'à trop croire à ses préjugés fait perdre un Henry Tilney). Les personnages sont également bien travaillés (même si Margaret a souvent une tête à claques, entre ses bévues et ses remarques préjudiciables), surtout Thornton, le Mr Darcy du monde ouvrier (très bien interprété dans la série BBC, un peu le Colin Firth d'Elizabeth Gaskell).
Si au niveau sentimental et lyrique, Nord et Sud est le parent pauvre d'Orgueils et Préjugés, la dimension sociale proposée par l'auteure (réellement fille de pasteur et ayant été au contact du monde ouvrier) très présente, apporte beaucoup à son oeuvre et lui vaut d'être bien classée dans le palmarès au côté de Jane Austen (en tout cas dans le mien).
Alors pour plus de romans fleur bleue, charbon et minerai (là c'est plutôt du coton dans l'histoire), de passage à l'heure d'été et de romans bien anglais,
Restez branchés,
N.D.
Me revoilà après 3 petits (keuf keuf) mois, malgré un retour annoncé ! En effet, je fus longtemps en prise avec un travail insurmontable (et d'ailleurs insurmonté), ce qui mit un frein à mes lectures. Je vais quand même tenir ma promesse et vous livre un titre qui a beaucoup plus à la fan de Jane Austen que je suis.
Dans la série héroïne du 18e (siècle, j'entends), robe taille empire et héros ténébreux, un des bons crus du genre reste le roman d'Élizabeth Gaskell Nord et Sud. Qui de l'histoire ? La fille d'un pasteur du Sud (bien) rural de l'Angleterre se voit contrainte de quitter son paradis de pierre (nommé Hellstone) et sa charmante demeure ensoleillé (l'auteur tient bien à cette omniprésence luminescente, tellement que t'as l'impression tout le début du roman d'être dans une pub Ricoré). Mais alors qu'un matin vient de se lever, notre jeune héroïne qui répond au doux prénom de Margaret, se voit contrainte de quitter avec sa famille son domicile pour rejoindre les contrées sinistres de Milton (là aussi, le nom de la ville est plus que révélateur). Notons que cette contrée du Nord de l'Angleterre n'est pas franchement riante avec ses usines et son climat austère. Sans compter que cette ville semble être la quintessence de l'essence de la lutte ouvrière qui sévit en Angleterre au 18e. En bonne fille de son papa, Margaret va aider le pauvre, tout en devant fréquenter les riches industriels, notamment Mr Thornton le patron orgueilleux qu'elle n'apprécie pas particulièrement au début (comme par hasard).
En somme, le roman a ce petit côté dichotomique qui plait bien (le Sud c'est bien, le Nord c'est mal ; Margaret elle est pure et innocente, Thornton il est sombre et calculateur), même si le lecteur est habitué à ne pas se fier à ces apparences (car il a retenu de la lecture de Northanger Abbaye qu'à trop croire à ses préjugés fait perdre un Henry Tilney). Les personnages sont également bien travaillés (même si Margaret a souvent une tête à claques, entre ses bévues et ses remarques préjudiciables), surtout Thornton, le Mr Darcy du monde ouvrier (très bien interprété dans la série BBC, un peu le Colin Firth d'Elizabeth Gaskell).
Si au niveau sentimental et lyrique, Nord et Sud est le parent pauvre d'Orgueils et Préjugés, la dimension sociale proposée par l'auteure (réellement fille de pasteur et ayant été au contact du monde ouvrier) très présente, apporte beaucoup à son oeuvre et lui vaut d'être bien classée dans le palmarès au côté de Jane Austen (en tout cas dans le mien).
Alors pour plus de romans fleur bleue, charbon et minerai (là c'est plutôt du coton dans l'histoire), de passage à l'heure d'été et de romans bien anglais,
Restez branchés,
N.D.
jeudi 18 avril 2013
mardi 2 avril 2013
Avoir un enfant, c'est...
Chère Chicks,
Tu sais, dans la vie, pour n'importe quel projet, il y a des gens qui t'encouragent, et d'autres qui te pointent plus le négatif.
Hum...
Tu sais, dans la vie, pour n'importe quel projet, il y a des gens qui t'encouragent, et d'autres qui te pointent plus le négatif.
Hum...
jeudi 28 mars 2013
Nouveau sujet de gribouillage : devenir maman
Chère Chicks,
Depuis que j'ai reçu, ou plutôt depuis que je me suis achetée!, un crayon Bamboo pour écran tactile, tu as remarque, j'aime bien griffonner (je ne suis pas Picasso et j'assume)!
Après avoir épuisé mes anecdotes de voyage, voici mon nouveau sujet : la maternité!
Comme d'habitude, ça promet beaucoup d'exagération et une petite dose de réalité. Vive l'auto dérision quoi!
Du coup (il y a des habitudes outre Atlantique qu'on garde), j'espère que vous rirez un peu!
En attendant la fin de semaine de Pâques,
Restez zen!
FD
Depuis que j'ai reçu, ou plutôt depuis que je me suis achetée!, un crayon Bamboo pour écran tactile, tu as remarque, j'aime bien griffonner (je ne suis pas Picasso et j'assume)!
Après avoir épuisé mes anecdotes de voyage, voici mon nouveau sujet : la maternité!
Comme d'habitude, ça promet beaucoup d'exagération et une petite dose de réalité. Vive l'auto dérision quoi!
Du coup (il y a des habitudes outre Atlantique qu'on garde), j'espère que vous rirez un peu!
En attendant la fin de semaine de Pâques,
Restez zen!
FD
vendredi 15 mars 2013
Quand on se compare...
Chère Chicks québécoise,
Après un temps de redoux, l'hiver vient nous rappeler que des -10 au mois de mars, c'est la norme / endure.
Console-toi cependant, de l'autre côté de l'océan, l'herbe n'est pas plus verte, elle est même plutôt blanche. Si si, il neige en France.
Voyez plutôt :
http://www.punky-b.com/archive/2013/03/15/douce-utopie/
http://www.etpourquoipascoline.fr/2013/03/20h/
Ça n'aide pas à avoir moins froid, mais on se console ;-)
Et c'est le temps idéal (pas de neige au sol sur les trottoirs) pour essayer la tendance qui était déjà à Paris l'automne dernier et qui débarque en force ici : baskets compensée. Ici de chez Aldo.
Idéal quand on range ses bottes d'hiver et qu'on a pas encore besoin de porter ad nauseam ses bottes de pluie (ce qui ne saurait tarder).
En attendant le printemps,
Restez zen!
FD
Après un temps de redoux, l'hiver vient nous rappeler que des -10 au mois de mars, c'est la norme / endure.
Console-toi cependant, de l'autre côté de l'océan, l'herbe n'est pas plus verte, elle est même plutôt blanche. Si si, il neige en France.
Voyez plutôt :
http://www.punky-b.com/archive/2013/03/15/douce-utopie/
http://www.etpourquoipascoline.fr/2013/03/20h/
Ça n'aide pas à avoir moins froid, mais on se console ;-)
Et c'est le temps idéal (pas de neige au sol sur les trottoirs) pour essayer la tendance qui était déjà à Paris l'automne dernier et qui débarque en force ici : baskets compensée. Ici de chez Aldo.
Idéal quand on range ses bottes d'hiver et qu'on a pas encore besoin de porter ad nauseam ses bottes de pluie (ce qui ne saurait tarder).
En attendant le printemps,
Restez zen!
FD
Inscription à :
Messages (Atom)






